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Déclenchements
Voilà, il y a un an et demi, j’ai mis au monde mon petit Rémy. Mon gynécologue m’a conseillé de déclencher mon accouchement et j’ai accepté. Résultat j’ai mis 24 heures pour accoucher, et cela ne reste pas un très bon souvenir. J’en ai pleuré 3 semaines. J’ai eu l’impression d’avoir gâché ce qui aurait dû être le plus beau jour de ma vie, comme si on m’avait volé ce moment. Je l’ai vécu comme un échec. J’en avais même parlé à la puéricultrice de la maternité et croyant que j’allais rejeter mon enfant elle m’a envoyé un psy sans me demander quoi que soit ! Vu le comportement et les réflexions déplacé de la sage-femme qui m’a accouchée je ne crois pas que ce soit moi qui en ait le plus besoin ! Enfin bref, je ne l’ai pas du tout rejeté au contraire, je ne vivais plus que pour lui, il fallait que je le surveille tout le temps, qu’il ne lui arrive surtout pas quelque chose. La première semaine à la maison, on a été 4 fois chez le médecin ! J’avais toujours peur de le perdre, je ne pensais qu’à ça. Plus rien n’avait d’importance sauf lui. Maintenant ça va mieux, mais en y repensant j’ai toujours une petite boule au fond, même si maintenant on en rit (j’ai beaucoup crié ! bah oui au bout de 24 heures !), je l’ai mal vécu et si c’était à refaire je n’accepterai pas de déclenchement.
Sandrine

Négociations
Bonjour, je suis la maman de deux trésors, Margot et Carla qui ont 6 et 2 ans. Après la naissance de Margot qui a été très dure (épisiotomie, spatules, et hémorragie) je ne voulais pas d’autres enfants, malgré tout l’amour que je leur porte. Après plus de 3 ans de « négociations », mon mari a réussi à me convaincre et nous avons décidé d’avoir un autre bb. J’ai eu du mal à accepter cette grossesse, surtout le premier trimestre, et puis j’avais très peur de subir encore une fois la naissance de cet enfant. Et là merveille des merveilles, j’ai assisté au cours (très classique) de préparation à l’accouchement. La sage-femme (merci Patricia), ne m’a pas lâchée et finalement le 22 novembre 2004 j’ai mis au monde ma petite Carla. Cette naissance m’a réconciliée avec moi-même, nous a soudés, mon mari et moi, car pour Margot il n’avait pas pu assister jusqu’au bout et on était très frustrés… Maintenant Carla a 2 ans et je viens d’arrêter la pilule pour lui donner un petit frère (c’est un désir, la réalité en sera peut-être autrement) à nos 2 fifilles. J’aime l’état de « grâce » et de sérénité que m’apportent la grossesse et la maternité. J’aime être une maman à temps plein, je me sens utile, et peut-être qu’avec un peu de chance, j’aurai des jumeaux (deux mecs ça équilibrerait tout à la maison, mon mari se sent très seul entouré de ses trois femmes). Voilà mon histoire, juste une vie pleine de rebondissements, d’émotions au quotidien, et dire à toutes celles qui ont eu une 1re mauvaise expérience pour leur premier enfant que rien n’est répétitif dans la vie, et que la venue d’un enfant reste et doit rester la plus belle chose de la vie. Et puis surtout je veux remercier Patricia et Candice, « responsables » de ma RE-estime de moi-même. Et à mon petit mari, à mes filles et au petit être qui viendra bientôt, « JE VOUS AIME, VOUS ETES MON OXYGENE. »
Carine

Merci à tous
Bonjour je m’appelle Sophie, j’ai 25 ans et je suis à ma troisième grossesse. Mon mari et moi désirons comme tout parent la présence d’un petit bout à qui nous donnerions tout l’amour du monde. Je suis tombée enceinte la première fois il y a 2 ans. Ravis d’apprendre la nouvelle que nous allions devenir parents, nous imaginions déjà à 1 mois de grossesse, son prénom, sa chambre. Mais voilà que tout s’arrêta 15 jours après et le gynéco m’annonça que je faisais une fausse couche. « Ce n’est rien, c’est banal, 4 femmes sur 5 en font une ! »
Un sentiment de grande déception et de colère est venu en moi. Tout s’arrête d’un coup, tout s’effondre, et ce petit bout que vous imaginiez déjà dans vos bras en train de bercer s’en est allé. Mon mari et moi en avons beaucoup parlé et on a décidé de recommencer à refaire un autre bébé. Je retombe enceinte pour la deuxième fois au mois de mai l’année dernière. Et là à 3 mois et demi de grossesse on m’annonce que mon enfant a une laparoschisis. On nous parle d’opération, de réanimation et des mois passés à l’hôpital pour ce petit trésor à naître. On vous dit également que ça marchera et que tant qu’il y a de la vie il faut y croire. Vous êtes sonné par ces mots violents que vous avez du mal à comprendre. Et vous vous dites prêt tout elle doit avoir sa chance, et vous y croyez fortement et vous battez ensemble. Notre poupée Maïwenn est née le même jour que l’anniversaire de son papi et de sa cousine. Elle s’est battue comme une reine et nous a donnés à son papa, sa maman et toute sa grande famille beaucoup d’amour de force et de courage. Mais voilà qu’au bout de 4 semaines de petite vie, fatiguée par la maladie elle décida de baisser les bras. Et elle en avait le droit. Nous l’avons accompagné jusqu’au bout, et toute la famille a été auprès de nous tout le temps et encore aujourd’hui.
Nous sommes tous fiers de notre ange, nous n’avons pas de colère certes de la tristesse mais tant d’amour pour elle car tous les médecins et toute l’équipe de réa de l’hôpital des enfants de bordeaux et toute sa FAMILLE s’est battue pour elle et sincèrement un Grand MERCI à vous tous.
Je ne veux pas apeurer les mamans, ni les rendre tristes. Non surtout pas. Mon mari et moi allons très bien et aujourd’hui je suis enceinte de 3 mois et tout se passe bien. Je veux juste rendre un hommage à toutes les femmes et donc les futures mamans pour qui ça ne se passe pas bien du premier coup comme dans un conte de fée, qu’il faut se battre et que cela en vaut la peine. Mon mari et moi nous croyons à ce nouveau petit bout qui est en moi et qui sera le petit frère ou la petite sœur de Maïwenn notre première fille.
Sophie

Bonjour à toutes et à tous.
Voici mon histoire, tout a commencé en octobre 2003. J’ai appris que nous attendions notre 3e enfant et nous étions ravis. Seulement 1 mois après, j’ai ressenti des douleurs vives dans le bas du ventre. Mon médecin m’a envoyé aux urgences. Là, après examens, ils m’ont fait une écho mais ils ne voyaient pas d’œuf. Je suis donc revenue une semaine plus tard, toujours rien, je suis donc revenue la semaine d’après. Ils n’étaient pas sûrs de voir ce qui se passait. Ils m’ont dit de revenir la semaine prochaine. Là, mon mari et moi, nous avons craqué. Je leur ai dit que je ne quitterai pas le service sans avoir de résultats. Ouf ! j’étais bien enceinte et tout allait bien. La même semaine, nous avons appris que ma maman rentrait à l’hôpital pour un cancer du poumon, j’ai attrapé une bronchite, puis la grippe. Ma maman est décédée un mois plus tard. Je me suis battue pour ne pas faire de déprime, pour mes deux fils, mon mari et notre bébé. En juillet 2004 Jade est née. Pas sans mal puisque lorsque j’ai dit à la sage-femme que j’accouchais, bien qu’elle vienne de m’ausculter, elle m’a dit que j’en avais encore pour environ 10 minutes. Lorsqu’elle est sortie, la tête de Jade est sortie aussi. J’ai eu très peur et mon mari m’a avoué avoir fait un cauchemar la nuit suivante ! Je me suis rendu compte pendant mon séjour que je ne touchais Jade que si je m’étais désinfectée les mains. Je me suis raisonnée et cela s’est passé. Mais lorsque l’on m’a annoncé que je resterai 6 jours à la maternité parce que le tour de France passait et qu’il n’y avait pas de sortie le vendredi, j’ai craqué. Moi qui aie un grand respect pour le corps médical, je m’en suis prise à l’infirmière en lui hurlant de me faire signer une décharge pour sortir immédiatement ! Mon mari m’a raisonnée, je suis sortie le vendredi matin. Et je me suis rendu compte le jour de ma sortie que ma chambre donnait sur le service où ma maman était décédée 6 mois plus tôt ! Aujourd’hui je vais bien, mais j’angoisse un peu pour cette nouvelle grossesse que je vis depuis 6 mois. Merci de m’avoir lue et peut-être à bientôt.
Caroline

Courage
Je suis la maman de Luka, né le 16 juin 2006. Ce petit homme a vu le jour après 7 années de combats… de traitements, 5 FIV + ICSI avec 2 fausses couches, mais l’amour a été plus fort que tout. Nous avons toujours mon mari et moi préservé notre relation, nos sentiments. Partez en vacances, faites les boutiques, sortez, fixez-vous des défis, faites du sport, faites la fête, voyez du monde, allez au ciné, parlez-vous, exprimez vos doutes, faites l’amour… Ne souriez pas, c’est la recette du bonheur et de la réussite… le couple doit se protéger de toutes ces contraintes médicales… Alors vivez votre combat comme une magnifique preuve d’amour envers votre futur enfant. Nous sommes sortis totalement indemnes de notre histoire… bien plus forts encore !!! Car on a toujours gardé espoir et le sourire face au monde médical. Rebondissez et soyez forts. Battez-vous jusqu’au bout… le sourire d’un enfant en vaut la peine…
Sonia

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